Aujourd’hui, le coaching est un mot galvaudé, source d’énormes malentendus et surtout dénigré dans certains médias. Du coup, beaucoup de personnes ont de fausses idées sur le coaching. Et sur ce qu’il peut leur apporter dans leur vie personnelle et/ou dans leur vie professionnelle. Il est nécessaire de le regarder avec de bonnes lunettes de vue. Afin de mettre à la benne les préjugés et les interprétations erronées. Alors finissons-en avec les idées fausses sur le coaching !
1ere idée fausse : Un coaching, ça dure longtemps
Et bien, c’est faux. Car le coaching fait partie des approches dites brèves, puisqu’il faut compter entre 3 et 9 mois d’accompagnement, en moyenne. Bien évidemment, le coaching devra être adapté aux besoins des clients(es). En effet, chaque personne est unique. Et il n’y a pas de « formule » passe partout, même s’il y a des Programmes et des Forfaits de coaching en ligne qui vous sont proposés sur le Net.
De fait, les modalités d’un coaching sont toujours variables. Et la flexibilité est un atout indispensable pour exercer ce noble métier de Coach de vie (Life Coach). Tout dépend aussi de la disponibilité réelle des clients(es). Cela étant, il est clair qu’un véritable engagement, en pleine conscience, est la base minimum pour démarrer un tel accompagnement personnel. Gardez bien en mémoire ceci : « Pas d’action, pas de résultats. ».
Beaucoup de coachs vous proposent une séance offerte en amont (45 minutes en ce qui me concerne). La durée des séances est souvent de 1h00 à 1h30. Ce qui vous permet d’avoir le temps de vous poser chez votre coach. Il serait quand même incroyable que vous deviez courir le marathon, quand vous êtes en séance ! Mais, l’approche, comme je vous l’ai dit, reste résolument brève, vu que c’est votre autonomie qui en est le but.
2ème idée fausse : Un coaching, ça coûte cher
Là encore, c’est une idée reçue. Certes, il y a des tarifs de coaching pour les hauts dirigeants de grands groupes qui sont plutôt exorbitants et qui ne s’appliquent pas au « commun des mortels ». En réalité, si vous prenez en considération la durée des séances, et surtout la brièveté d’un accompagnement, vous êtes largement gagnant. Et vous êtes certain que vous ne passerez pas votre vie chez votre coach, dans tous les cas !
Tout comme la durée du coaching, le coût sera bien évidemment adapté au type d’accompagnement qui est mis en place. Et aussi à sa durée dans le temps. Par convention et pratique habituelle, les tarifs de coaching de vie et les tarifs de coaching d’entreprise diffèrent. Sachant qu’en entreprise, il est question de coaching contraint. Vu que les objectifs du coaching sont définis de façon tripartite (l’entreprise, le coach et le coaché).
De plus, vous devez mettre en parallèle l’investissement temps plus argent que vous allez faire avec les gains que vous allez obtenir grâce à votre accompagnement. En effet, vous verrez qu’il y a toujours un avant et un après coaching. Le coaching s’appuie toujours sur des objectifs SMART. Spécifiques Mesurables Accessibles Réalistes Temporellement définis. Quand votre objectif est bien défini, vous savez où vous allez !
3ème idée fausse : Un coach, c’est un gourou
Aujourd’hui, vous trouvez des coachs dans la plupart des secteurs de l’économie et des services : coach en développement personnel, coach bien-être, coach confiance en soi, coach hypersensibilité, love coach, coach sexuel, coach financier, coach HPI, coach HPE, coach organisation, coach professionnel, coach émotionnel, coach comportemental, coach image, coach timidité, coach communication, coach de fin de vie, etc.
Il serait illusoire de dire qu’il n’y a pas d’influence dans le coaching, mais influencer n’est pas manipuler. Oui, un coach est influent, au sens où il est en interaction directe avec son client. Il n’est pas là pour faire joli dans le décor, se contenter de vous écouter et de vous laisser parler. Au contraire, à certains moments, il va être confrontant, pour vous faire quitter votre zone de confort habituel où vous vous sentez un peu coincé.
Dans les écoles de coaching, il y a un postulat de base qui vous est systématiquement enseigné : il s’agit, pour le coach, d ‘être en position basse, alors que le client est en position haute. En effet, l’expert de sa vie, c’est bien le client. Tout le reste ne serait que de la mauvaise littérature de gare. C’est le client qui se connaît, il est conscient de ce qui va moins bien, il sait au fond de lui ce dont il a besoin, ce qu’il veut obtenir dans sa vie.
4ème idée fausse : Un coach, c’est un magicien
Un livre de PNL (Programmation Neuro Linguistique) a pour titre « L’esprit de la magie, la PNL »1. La PNL est très utilisée dans le coaching de développement personnel et aussi dans le coaching d’entreprise. Et c’est vrai qu’elle a largement fait ses preuves dans le monde, depuis sa création par Richard Bandler et John Grinder. Elle englobe un corpus foisonnant de techniques variées utilisées dans différents domaines.
Mais, derrière la magie, il y a des protocoles, des process avec des étapes formalisées, structurées, pour en garantir l’efficacité. Rien de magique là-dedans. En réalité, cet aspect un peu féérique est lié au succès fulgurant de la PNL dans les premières années de son lancement. En effet, les fondateurs animaient des séminaires au cours desquels ils traitaient des phobies de personnes en moins de 15 minutes. Incroyable mais vrai !
De fait, le coach n’est pas un magicien, et il ne fait jamais apparaître des lapins dans un chapeau haut de forme ! Plus modestement, il utilise des outils qui ont fait leurs preuves et qui permettent d’accompagner les clients(es) de façon « écologique » (bon pour eux, bon pour les autres également, au sens de la PNL). Par contre, l’alliance entre le coach et le coaché peut être perçue par certains comme magique, puissante.
5ème idée fausse : Un coach, c’est juste en présentiel
Pour le grand public, le coaching, c’est en présentiel dans un cabinet, où le coach accueille ses clients(es) en toute confidentialité. Et c’est vrai que c’est le modèle encore dominant. Mais, les choses ont beaucoup changé depuis 2020. Inutile de vous parler ici de ce qui s’est passé cette année-là, vu le cataclysme psychologique et social auquel les pays ont été durement confrontés. Bien évidemment, le coaching en a été fortement impacté.
En effet, l’impact sur le coaching a été spectaculaire, puisque les coachs ont été amenés à travailler en ligne, à distance, et à proposer leurs services sans le traditionnel face à face dans un cabinet de coaching. Il a fallu repenser les sites, les canaux d’information et de communication avec les clients(es). Ainsi, les coachs n’ont pas eu d’autre choix que de sortir de leur zone de confort. Et à montrer leur flexibilité, leur adaptation.
Toute une batterie d’applications et de logiciels ont facilité cette transition de vie professionnelle des praticiens du coaching. En réalité, il y a déjà pas mal d’années que certains professionnels proposent leurs services en ligne, que ce soit en individuel ou bien en ligne (par exemple, au travers de programmes de formations accessibles sur le Net). Bien avant l’année sombre 2020. Mais là, la méthode s’est généralisée et diffusée partout.
6ème idée fausse : Un coach, ça change ma personnalité
Encore une idée fausse sur le coaching. Le coach n’a pas vocation à changer la personnalité des personnes. Son travail consiste à aider ses clients(es) à se débarrasser de comportements et de croyances qui sont fortement limitants. De fait, ce n’est pas la personne qui change, mais sa manière de fonctionner, au quotidien. Elle met en place de nouvelles stratégies de fonctionnement et aussi d’actions.
L’enjeu du coaching, c’est de redonner aux personnes les clés de leur maison, qu’elles ont malheureusement perdues en cours de route. Cette métaphore de la maison est très parlante, et elle illustre bien ce que l’accompagnement peut produire comme effets désirables et désirés ! Dès lors, l’autonomie et la capacité d’initiative peuvent à nouveau faire partie des outils qui sont à la disposition des clients(es).
Car il s’agit bien de focusser sur l’autonomie. En grec ancien, c’est l’αὐτονομία, au sens d’indépendance. Le coaching redonne à chaque personne coachée sa capacité de faire les choses par elle-même. Et ce qui est important également, c’est qu’elle apprend à ne pas dépendre des autres. En effet, être dépendant, c’est la porte toute grande ouverte aux problèmes, aux situations difficiles à vivre, aux conflits, etc.
7ème idée fausse : Un coach, ça n’a pas d’éthique
Belle idée fausse que celle-ci ! Bien évidemment, vu que le coach est en interaction avec des personnes, il se doit d’avoir une éthique forte, qui s’appuie sur une véritable déontologie éprouvée, vivante. Ce serait impossible de faire ce métier sans une éthique personnelle puissante. Vous comprenez facilement qu’il est indispensable que vous ayez des garanties sur le sérieux et le professionnalisme de votre coach.
La tendance actuelle est donc de renforcer les standards qui sous-tendent le métier de coach. C’est ce qui explique l’incroyable prolifération des accréditations et des certifications professionnelles. Nous parlerons bientôt du fameux RNCP (Répertoire National des Compétences professionnelles), qui a permis de renforcer la crédibilité et la légitimité du coaching. Il complète avantageusement les Fédérations de coachs.
Ces différentes Fédérations de coachs (SFCOACH, ICF, EMCC-FRANCE) ont pignon sur rue depuis pas mal de temps, et ont vocation à donner au coaching ses lettres de noblesse. Leurs actions montrent leur volonté de garantir la rigueur qui doit caractériser cette activité de relation d’aide. De plus, il est fondamental que votre coach ait un superviseur de coaching qui est là pour élever son niveau d’efficacité et de sérieux.
8ème idée fausse : Un coach, c’est comme un psy
C’est encore une idée fausse qu’il convient d’examiner ici. Ce sont deux métiers bien différents l’un de l’autre. D’un côté, il y a le coaching qui a vocation à aider la personne à solutionner elle-même une problématique de vie (motivation, confiance en soi, etc.). Et d’un autre côté, il y a la psychothérapie, dont l’étymologie est issue du grec ancien ψυχή, (âme, esprit), et θεραπεία, au sens de soin, ce qui implique une certaine durée.
Effectivement, une thérapie, même s’il y a des thérapies dites brèves, suppose un travail curatif, afin d’aider la personne à guérir de certaines blessures émotionnelles, psychologiques. C’est pour cette raison que le passé est toujours intégré dans une psychothérapie, vu que ces blessures prennent racine essentiellement durant l’enfance. De plus, en thérapie, il est question de patients(es), comme c’est le cas dans la médecine.
Par ailleurs, il est nécessaire de prendre en considération le cursus suivi par les psychothérapeutes. Il passe donc par l’Université, qui délivre le titre de Psychologue, avec deux types d’orientation : psychologue clinicien ou psychologue du travail. Bien sûr, il y a d’autres spécialités. Et il convient de rajouter ici les psychanalystes, qui doivent avoir été psychanalysés préalablement à l’exercice de leur métier.
9ème idée fausse : Être coach, ce n’est pas un vrai métier
Alors là, nous tombons dans le ridicule total si nous avons cette idée en tête. Car le coaching est plus qu’un métier, c’est une vocation, comme celle de vouloir être médecin, missionnaire évangéliste, etc. Personne ne peut faire véritablement ce métier sans conviction profonde que les êtres humains ont tous des ressources cachées derrière les blessures, les peurs, les angoisses. C’est un métier de service, de « care », du soin aux autres.
Personnellement, c’est la souffrance au travail qui m’a conduit jusqu’à la porte d’entrée de la maison du coaching. C’est une belle grande maison qui respire la bienveillance et le respect entre les gens, et non pas l’air nauséabond de la société psychopathique actuelle. Il y a beaucoup d’approches de développement personnel, mais le coaching mérite d’y avoir une jolie place, car c’est le passeport de votre bien-être.
Oui c’est bel et bien un métier, qui est réglementé par le RNCP (Répertoire National des Compétences Professionnelles), ce qui vous garantit le sérieux et la rigueur du coach qui en possède la certification. Le RNCP est délivré par la CNCP2 qui a été créée par la Loi de modernisation sociale n°2002-73 du 17 janvier 2002. Elle est directement rattachée au Ministère du Travail, du plein Emploi et de l’Insertion.
10ème idée fausse : Un coach, ce n’est pas pour moi
C’est la dernière des idées fausses que vous pouvez vous faire sur le coaching. Pourquoi n’auriez pas droit au coaching ? Qu’est-ce qui pourrait vous en interdire l’accès ? Et qui serait en capacité de vous dire que ce n’est pas pour vous ? Et bien, la bonne nouvelle, c’est que cette grande maison vous accueillera toujours avec plaisir, élégance et joie de vivre. Car les coachs (les vrais !) sont des personnes lumineuses, vibrantes, en joie !
Oui, les coachs sont des professionnels à l’écoute, chaleureux, dévoués à leurs clients. C’est pour cette raison que les opportunistes qui ne cherchent que la réussite financière ne durent pas longtemps dans ce monde du coaching. Ce n’est pas un métier de capitalisation d’argent, mais un métier de services, même si aujourd’hui il y a des experts de la manipulation qui vous promettent la lune si vous devenez coach professionnel.
Aujourd’hui, vous vous demandez peut-être si c’est le bon moment pour vous de vous faire coacher, et vous avez raison de vous interroger par rapport à votre véritable besoin. Car tout le monde n’a pas besoin de se faire coacher. Heureusement ! Aussi, je vous invite, si vous le souhaitez, à faire le Test qui est en ligne sur mon site, qui vous aidera à trouver les réponses à votre interrogation qui est tout à fait légitime.
1 – Josiane de Saint-Paul, Sylvie Tenenbaum InterEditions
2 – CNCP

